28.5.04
jamais l'ivresse sans la douleur
il titube et trouve la pose dans un équilibre précaire, s'appuyant sur son pied de micro, roulant des yeux en levant doucement les mains pour caresser l'air, trip morisson-gainsbourg-cantat dans l'ordre des références à balles deux, son public ne lui ressemble pas, à part peut-être celui-là et son cuir tout griffé, ou celle-là avec sa jenlain qui déborde, public sage et attentif, les garçons verts les gestes bleus, "dans l'obscurité de mes jours, dans la clarté de mes nuits" j'aime cette attitude fragile, un autiste du fond de la salle lui demande seppuku, il répond qu'il n'y a plus de sang, terminé, alors il annonce une chanson de la starac "sur un écran géant, un sourire s'efface", le clavier back to 80' juste pendant trois minutes, il fallait voir ce tatoué chimique alcoolique chimérique, une bible dans les mains chantant le psaume 23 : "grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie, je ne manque de rien, le seigneur est mon berger".
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