27.11.03
le jour s'est levé aujourd'hui
ces derniers temps c'était pas systématique.
(piqué à nobody)
26.11.03
la complainte du fantôme
Invisible pas invincible
Comme si votre main pouvait passer à travers moi,
Comme si mes déplacements ne soulevaient aucun vent.
J'ai cette étrange impression de vide, d'inexistence totale, de transparence,
d'absence. Mes contemporains me traversent sans me voir, ils passent à travers,
à côté, ils ne voient pas ou ne veulent pas voir.
Parfois j'hulule j'agite mes chaînes, je cache des objets, je fait grincer le
plancher, je souffle dans le cou des jeunes femmes, je pose mes mains sur les
hanches, mais rien n'y fait, je suis toujours invisible.
Parfois je reste planter là, je flotte parmi les autres, j'observe je démasque,
j'affectionne ou j'ignore, je me donne des airs, une consistance.
Parfois je peux surprendre un regard, des yeux qui me donnent une forme, parfois
je suis de chair et mon coeur bat, mais cela ne dure qu'un temps.
Cela ne dure qu'un temps.
Je suis un spectre, un truc qui rôde, je suis inconsistant, inhabité, une boîte
vide je voudrais quitter cet état, que l'on me donne du sang, une peau, de la
couleur, je voudrai que l'on m'attrape, je voudrai arrêter de faire peur,
cesser d'agiter ces chaînes et quitter ce costume de fantôme, je voudrai
devenir comme vous.
Il faut juste que je prenne confiance en moi
Peur de ne pas être à la hauteur
Voilà, je viens de me rappeler
La falaise
Le saut en élastique
Le saut qui libère
La peur avant
La volupté extrême d'après
La fierté de ne pas avoir hésité
S'en sortir grandie
Demain, je sauterai dans le vide du futur
Demain...
Demain, je signerai mon contrat de soumission
:: blacklisté par NOBODY 11:55 AM [+] ::
25.11.03
QUELQUE CHOSE DE NEGLIGE
DE LA DESERTION AU COMBAT
DE L'HYPOCRISIE ENCRASSEE
Le chien est racé comme son maître
Il surveille la file de ceux qui viennent manger
Penser est présomptueux quand on a tout à taire
On prie de ne jamais voir les révolutionnaires
24.11.03
by Wim DELVOYE
le désert du réel
La simulation s'actualise par désir de réalité et incapacité de la saisir. Son paroxysme est alors de vouloir faire plus réel que la réalité. La télé-réalité, la couverture médiatique de la guerre en Irak, la mise en scène des débats politiques ou la bombe atomique sont quelque part tributaires de ce désir. Ce sont des phénomènes parents de la pornographie, laquelle est le comble de la simulation pour Baudrillard, le gros plan organique et mécanique fait plus réel que le réel, tandis que la réalité du sexe en est absente, est ailleurs. C'est là la fascination première de la pornographie et sa force de métaphore pour toute la culture.
20.11.03
Dizzidence Politik
Fa ba da pap
Dizzidence Politik
Fa ba da pap
Hopital psychiatrik
Staliniste politik
Douche froide et Mogadon
Destruction de ton nom
Amphétamine et autre médecine
Politbureau pas super mine
Fa ba da pap
Fa ba da pap
(Ici Moscou)
(Now, I wanna wanna tell you what to do and you think it's you my bloody soul...)
17.11.03
13.11.03
31.10.03
27.10.03
Dans un bar ennuyeux, où les gens se morfondent, un jeune homme ivre brise son verre, saisit une bouteille et la fracasse contre un mur. Personne ne s'émeut ; déçu dans son attente, le jeune homme se laisse jeter dehors. Pourtant, son geste était virtuellement dans toutes les têtes. Lui seul l'a concrétisé, lui seul a franchi la première ceinture radioactive de l'isolement : l'isolement intérieur, cette séparation introvertie du monde extérieur et du moi. Personne n'a répondu à un signe qu'il avait cru explicite. Il est resté seul comme reste le blouson noir qui brûle une église ou tue un policier, en accord avec lui-même mais voué à l'exil tant que les autres vivent exilés de leur propre existence.Il n'a pas échappé au champ magnétique de l'isolement, le voici bloqué dans l'apesanteur. Toutefois, du fond de l'indifférence qui l'accueille, il perçoit mieux les nuances de son cri ; même si cette révélation le torture, il sait qu'il faudra recommencer sur un autre ton, avec plus de force ; avec plus de cohérence.
Il n'existera qu'une commune damnation tant que chaque être isolé refusera de comprendre qu'un geste de liberté, si faible et si maladroit soit-il, est toujours porteur d'une communication authentique, d'un message personnel adéquat. La répression qui frappe le rebelle libertaire s'abat sur tous les hommes. Le sang de tous les hommes s'écoule avec le sang des Durruti assassinés. Partout où la liberté recule d'un pouce, elle accroît au centuple le poids de l'ordre des choses. Exclus de la participation authentique, les gestes de l'homme se dévoient dans la frêle illusion d'être ensemble ou dans son contraire, le refus brutal et absolu du social. Ils oscillent de l'un à l'autre dans un mouvement de balancier qui fait courir les heures sur le cadran de la mort."
by raoul V.